1965-1969
1965 : Alain chanteur du groupe de rythm’n’blues- Les Mods
L’été 1965 Alain a 16 ans.
Avec ses premiers cachets il part à Londres avec Alain Truffaut (le batteur des Murator’s). Le soir ils se rendent au Marquee’s Club où se produisent The Alan Price Set et pour la première fois Alain assiste à une performance de Jimmy Hendrix. Ils y découvrent aussi le rythm’n’blues. A leur retour sur Paris, ils souhaitent élargir et transformer Les Murator’s en ajoutant une section de cuivres mais les autres membres du groupe ne sont pas d’accord : c’est la rupture ! Les deux ‘Alain’ quittent alors Les Murator’s et montent un nouveau groupe en ajoutant deux saxophones et une trompette. Il y a aussi un bassiste, et un guitariste, Jean-Pierre Alarcen. Ils sont donc sept avec Alain Truffaut (à la batterie) et Alain Le Govic (à l’orgue). Le groupe est baptisé Les Mods et Alain Le Govic est intronisé leader.
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1966 : 1er disque pour Les Mods
Cette fois, Alain Le Govic commence à chanter. Les Mods reprennent tout le répertoire rythm’n’blues : Otis Redding, James Brown, Wilson Pickett, Sam & Dave…..Ils animent pas mal de soirées et jouent à La Locomotive et au Golf Drouot. Alain Le Govic écrit ses premières compositions et Alain Truffaut ses premiers textes.
Un soir au Golf Drouot, un certain Lefèvre, directeur artistique des disques Vogue, leur propose d’enregistrer un disque. Le premier 45 tours des Mods sort juste avant l’été 1966. Les quatre chansons sont composées par Alain Le Govic et écrites par Alain Truffaut. En face A ‘Je veux partir’ et ‘Ce n’est pas la peine’. En face B ‘C’est bien ainsi’ et ‘Je meurs d’ennui’. Les trois premiers titres sont chantés par Alain Le Govic et le quatrième par Alain Truffaut (sur ce titre, Alain fait un petit solo à l’orgue). Les disques Vogue sortent également un 45 tours deux titres dans la série ‘Fashion’ avec en face A ‘Je veux partir’ et en face B ‘C’est bien ainsi’. La pochette présente une photo différente du super 45 tours. Au même moment, est commercialisé le premier super 45 tours de Jacques Dutronc. Il comporte les titres suivants ‘Et moi, et moi, et moi’, ‘J’ai mis un tigre dans ma guitare’, ‘Mini-mini-mini’, ‘Les gens sont fous, les temps sont flous’.
Le titre ‘Je veux partir’ des Mods ne marche pas du tout alors que ‘Et moi, et moi et moi’ fait un tabac.
Les Mods font un peu de promo et se retrouvent à Cannes sans un sou. La maison de disques Vogue leur propose alors d’aller rejoindre Jacques Dutronc à Aix-les-Bains pour faire une télé.(c’est l’été 1966 et le groupe de Dutronc, qui a enregistré le premier disque, est indisponible pour assurer la promo avec lui). Il décide d’engager Les Mods pour l’accompagner afin d’assurer les émissions de télé et de radios importantes du moment.
A la fin de l’été, Dutronc reprend ses musiciens de studio mais demande à Alain Le Govic et Jean-Pierre Alarcen de rester avec lui.
Les Mods sortent un deuxième 45 tours composé de quatre titres instrumentaux. En face A ‘In the wind’ (composé par Alain Le Govic, il est au piano) et ‘Do lord’ (de Buckner avec Alain également au piano). En face B ‘Free jerk’ (composé par Alain, il joue de l’orgue) et ‘Mods theme’ (composé par Alain, il est au piano et à l’orgue).
A l’automne 1966 Les Mods font
quelques galas et décident de se séparer.
Le 12 septembre, Jacques
Dutronc (accompagné par ses musiciens) est à l’Olympia en co-vedette
pour un Musicorama. En octobre, Dutronc et ses musiciens entrent
en studio où ils enregistrent huit titres. Adi Kalafate à la basse (qui
partira à l’armée durant un an et réapparaîtra à l’automne 1967) sera remplacé
par Christian Padovan (bassiste). Il y a aussi Michel Pelay (à la
batterie), Gérald Kawczynski (à la guitare), Jean-Pierre Alarcen (également à la guitare) et bien sûr Alain Le Govic (à l’orgue).
Alain s’est acheté un orgue plus
sophistiqué pour accompagner Jacques Dutronc.
A l’automne 1966 sort le deuxième
45 tours de Jacques Dutronc chez Vogue (EPL 8497) avec ‘Les
plays-boys’, ‘Sur une nappe de restaurant’, ‘On nous cache tout, on nous dit
rien’, ‘La fille du Père-Noël’. Les plays-boys’ marche très fort : c’est
d’ailleurs à la fin de cette chanson que l’on entend Alain Le Govic jouer les petites notes jazzy très connues au piano. Le 9 octobre : ils se produisent au Golf Drouot. Le 16 novembre : à La
Locomotive pour l’enregistrement de l’émission de télé ‘A tout vent’.
Début décembre : ils sont à l’Olympia pour un musicorama spécial ‘L’épopée du rock’ où ils partagent l’affiche
avec Eddy Mitchell, Les Moody Blues….
En novembre 1966 : c’est la
sortie du 1er album de Jacques Dutronc (il ne comporte pas de
titre). Il contient 12 morceaux : les 8 chansons des deux premiers E.P.
(45 tours quatre titres) plus 4 nouvelles chansons. Tous les titres sont
composés par Jacques Dutronc et écrits par Jacques Lanzmann : `Les plays-boys’, ‘L’espace d’une fille’, ‘Sur
une nappe de restaurant’, ‘J’ai mis un tigre dans ma guitare’, ‘Les
cactus’, ‘Et moi, et moi, et moi’, ‘L’opération’, ‘On nous
cache tout, on nous dit rien’, ‘La fille du Père Noël’, ‘Les gens
sont fous, les temps sont flous’, ‘La compapadé’, ‘Mini-mini-mini’.
Les deux photos couleur recto/verso de la couverture de la pochette sont de Jean-Marie Périer.
Quant aux quatre photos noir et blanc qui se trouvent à l’intérieur de
la pochette ouvrante, elles sont de Bernard Le Loup. Sur l’une d’entre
elles, on peut y voir debout et cravaté Alain Le Govic en studio aux
côtés de Jacques Dutronc et Zouzou.

1967 : Organiste de Jacques Dutronc
Lle 5 janvier 1967, Jacques
Dutronc et ses musiciens sont à la télé pour le ‘Palmarès des chansons’ de Guy Lux. En février/mars ils sont en
tournée à raison de 2/3 galas par semaine. Alain est alors en terminale.
Il prend des cours par correspondance et étudie ses cours l’après-midi dans les
chambres d’hôtel quand il est en tournée. En 1967 il obtiendra son bac philo.
En février Vogue sort le
troisième super 45 tours (EPL 8498) (extrait du 1er album) avec ‘Les
cactus’, ‘La compapadé’, ‘L’opération’, ‘L’espace d’une
fille’.
Début avril sort le nouveau super
45 tour (Vogue EPL 8536) enregistré en deux jours avec les titres ‘J’aime
les filles’, ‘L’idole’, ‘Les petites annonces’, ‘J’ai tout
lu, tout vu, tout bu’.
La chanson ‘J’aime les filles’ marche très fort (sur ce titre, Alain est au piano dès l’introduction).
La tournée de Dutronc est
celle qui cartonne le plus. Avec ses musiciens ils jouent régulièrement dans
des salles de 4000 personnes. Ils font la tournée des Clubs et beaucoup de
galas populaires sous chapiteau. Ils vont chez ‘Régine’ et ‘Castel’ et participent à des soirées très sélectes pour le roi du Maroc ou Georges
Pompidou ! c’est aussi l’orchestre le plus élégant : ils sont
tous habillés par Cardin et chaussés par Carville !!
A l’automne ils retournent en
studio pour l’enregistrement de nouveaux 45 et 33 tours.
A cette époque, Alain Le Govic est inscrit à la Fac de Lettre de Censier (Paris) mais…il n’y fera que quatre
apparitions !!!
En novembre sort un nouveau super
45 tours chez Vogue (EPL. 8587) avec ‘La publicité’ et ‘Le plus
difficile’ (où Alain est au piano), ‘Les rois de la réforme’ et ‘Hippie hippie hourrah’ (avec Alain à l’orgue).

1968 : Premier 45 tours solo d’Alain Le Govic
En mars sort le sixième 45 tours (Vogue
EPL 8611) de Dutronc avec ‘Il est cinq heures, Paris s’éveille’, ‘L’augmentation’, ‘Comment elles dorment’ et ‘Fais pas ci, fais pas ça’.
Simultanément,
sort le deuxième album 33 tours de Jacques Dutronc, avec les titres
suivants ‘Comment elles dorment’, ‘Fais pas ci, fais pas ça’, ‘La métaphore’,
‘La publicité’, ‘L’augmentation’, ‘Hippie hippie hourrah’, ‘Il est cinq heures,
Paris s’éveille’, ‘Les métamorphoses’, ‘Ca prend, ça n’prend pas’, ‘Les rois de
la réforme’, ‘Le courrier du cœur’, Le plus difficile’.
En mai 68 il y a grève des trains
et Alain ne peut rentrer sur Eaubonne : il est bloqué à Paris. Par
l’intermédiaire d’Adi Kalafate (le bassiste) il rencontre Dick Rivers qui l’héberge chez lui pendant un mois. Sans jamais l’avoir entendu chanter, Dick
Rivers lui propose d’enregistrer un disque.
En juin, sort le 3ème extrait du deuxième album, chez Vogue (EPL. 8630), avec les titres ‘Le
courrier du cœur’, ‘Ca prend, ça n’prend pas’, ‘La métaphore’, ‘Les
métamorphoses’.
Dutronc est au courant du projet d’Alain
Le Govic de faire un disque en solo, il lui demande de choisir entre lui et Dick Rivers ! Alain décide de partir, surtout chagriné par
la réaction de Jacques Dutronc, et emmène Jean-Pierre Alarcen avec lui.
Durant l’été, Alain enregistre au Studio 1 de Pathé-Marconi à Boulogne (92). Le premier
super 45 tours quatre titres d’Alain Le Govic en solo sort à la rentrée
chez Odéon, une filiale de Pathé-Marconi. En face A les titres ‘Ce
n’est qu’un rêve’ et ‘L’harmonica’. En face B ‘La semaine’ et ‘Sur l’étoile où je vis’. On retrouve Alain Truffaut à la batterie et Jean-Pierre Alarcen à la guitare.
Toutes les musiques sont composées
par Alain et les textes écrits par Alice Malachina. Les
arrangements de cordes et cuivres, l’orchestration et la direction sont dus à Paul
Piot. La chanson ‘La semaine’ est souvent programmée à la radio et Alain fait quelques émissions de radio ou de télé mais le disque ne marche pas (au
dos de la pochette, on peut lire ‘Réal. : Productions D.R ’ (Dick
Rivers !)).
Pathé-Marconi sort un 45 tours simple
deux titres en Belgique avec ‘La semaine’ et ‘L’harmonica’ avec
une pochette différente.
Fin 1968 Alain Le Govic co-compose avec le pianiste Bernard Ilous cinq titres pour le septième
album concept de Dick Rivers intitulé ‘L’interrogation’. Les
textes sont de Christine Fontane, Paul Piot fait les
orchestrations et Gérard Manset effectue les interventions parlées liant
les chansons.
En décembre 1968 l’album est
enregistré et mixé par Bernard Estardy et sortira en janvier 1969.
Les cinq chansons co-composées par Alain Le Govic sont ‘L’interrogation’, ‘Que tout change’, ‘La
couleur de l’amour’, ‘Le pays oublié’, ‘La ville nue’.

1969 : Pianiste de studio et pianisteaccompagnateur
Début 1969 sort le premier album
du groupe ‘Le Système Crapoutchick’ (‘Aussi loin que je me souvienne’)
dans lequel Alain Le Govic tient les parties de claviers. Les musiciens
du groupe sont : Gérard Kawczynski et Jean-Pierre Alarcen (à
la guitare), Christian Padovan (à la basse), Michel Pelay (à la
batterie), Alain Le Govic (aux claviers) et Claude Puterflam (au
chant).
Les musiques sont co-composées par Gérard Kawczynski et Christian Padovan ; quant aux textes ils sont écrits par Claude Puterflam. Il y a aussi un instrumental (‘Aussi
loin que je me souvienne’) de 2 minutes composé par Jean-Pierre Alarcen et qui est joué uniquement à l’orgue par Alain Le Govic (avec des chœurs
par-dessus).
Cet
album concept, produit par Claude Puterflam, édité en pochette ouvrante, est référencé chez Flamophone FL 3301 et
contient les titres suivants ‘Aussi loin que je me souvienne’, ‘Quand je
serai grand’, ‘Les lutins’, ‘La chanson des amis’, ‘L’amour avec un grand A’,
‘Un jour dans ma vie’, ‘Une vie’, ‘Premier amour’, ‘Vingt ans’, ‘Chagrin
d’amour’, ‘Les temps ont changé’, ‘Quand j’étais gosse’, ‘C’est l’hiver’.
A cette époque, Alain rencontre Véronique Sanson en studio. Avec Michel Colombier (célèbre compositeur, arrangeur et chef d’orchestre) ils font des voix et des
chœurs pour des jingles de pub (exemple : Timex, etc…).
Au printemps sort un simple 45
tours d’Alain Le Govic chez Odéon/Pathé-Marconi avec les titres ‘J’aime
la vie’ et ‘Dans les jardins de Babylone’. Les musiques sont d’Alain,
les textes de Christine Fontane, l’orchestration et la direction de
l’orchestre de Jean-Claude Petit.
Ce disque est produit par Dick
Rivers. Pathé-Marconi sort aussi ce
simple en Allemagne mais sans photo sur la pochette. A la même époque sort un
nouveau 45 tours simple deux titres chez Flamophone (FLAM 4501 S) du groupe Le
Système Crapoutchik. Il y a ‘Demain’, chanson dans laquelle on peut
entendre Alain en introduction seul au piano et ‘L’amourophobe’ (Alain joue de l’orgue seul en introduction). Après ce disque, Alain et Michel
Pelay quittent Le Système Crapoutchik.
Durant l’été et pendant 2 mois 1/2, Alain part aux Etats-Unis avec deux amis dont l’un est Maurice Vallet (parolier de Julien Clerc). Ils restent un mois à New-York hébergés dans
une auberge de jeunesse puis ils vont traverser les Etats-Unis d’est en ouest,
dans une petite voiture, jusqu’à Los Angeles. La nuit ils vont dans des clubs
pour écouter de la musique et le jour ils font quelques petits boulots. C’est
ainsi qu’Alain se retrouve vendeur d’Ice Cream à un concert de Diana
Ross à Central Park, New-York.
A cette époque il rencontre Julien
Clerc qui est dans la même maison de disque que lui. Il se lie surtout
d’amitié avec ses paroliers Maurice Vallet et Etienne Roda-Gil,
ce dernier lui propose d’ailleurs de faire un disque. Le 45 tours sort en novembre
chez Odéon/Emi/Pathé-Marconi avec en face A le titre ‘Locmariaquer’ et en face B ‘Favelas’. La musique est composée par Alain et les
paroles sont écrites par Etienne Roda-Gil. C’est Jean-Claude Petit qui fait l’orchestration et qui dirige l’orchestre. Il existe un autre enregistrement
de ces deux titres, qui était le premier en fait….
Il s’agit de deux autres mélodies
complètement différentes composées par Alain Le Govic, paroles écrites
par Christine Fontane et l’orchestration est exactement la même que pour ‘Locmariaquer’ et ‘Favelas’.
A cette époque, Alain accompagne en tournée Monty, Eric Charden et aussi Jean-François
Michaël (connu pour son tube ‘Adieu jolie Candy’, en cette année
1969).
Il fait aussi des séances de
claviers avec Gérard Manset (en studio) et Herbert Léonard (lors
de répétitions).

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