C. FRANCOIS, S. GAINSBOURG, SON PAROLIER : J.DUVALL

Claude François

   Claude était un personnage très attachant, et lorsqu'il était en face de vous, sans toute son équipe autour de lui, il se confiait et on découvrait quelqu'un de complètement tendre, avouant sa solitude. Il savait très bien ce qu'il représentait, et qu'il lui fallait sans cesse être en représentation. (OK - 1979)


   Je lui reconnais des tas de qualités notamment celle d'avoir été un bon prof. C'est lui qui m'a appris à peaufiner le travail en studio. Il m'a ouvert aux réactions du public. (Graffiti - 1986)


   Claude François m'a appris la dimension magique du spectacle, la construction de son propre mythe. L'image un peu glamour que j'ai eue, c'est grâce à lui. J'étais jeune, réceptif à ça. En même temps, je ne voulais pas devenir un de ses ersatz. (TV8 Genève - Mars 2004)

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SERGE GAINSBOURG

  Serge a amené une tonalité personnelle, une écriture rythmique. C'était quelqu'un d'atypique. Beaucoup de gens du métier manquent de subtilité. Pas lui. Ce n'était pas un saint non plus. Un énorme succès lui est tombé sur les épaules au début des années 80. C'est rare que ça arrange les gens. Et les contrecoups ont durs. (TV8 Genève – Mars 2004)

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SON PAROLIER  : JACQUES DUVALL

   Nous avons appris à nous connaître avec les années, je crois qu'il a trouvé l'interprète idéal et moi l'auteur idéal. Ce qu'il écrit, il le ressent autant qu'il sait que je le ressens également. (Libération -  Septembre 1997)


   On m'identifie complètement à l'écriture de Jacques aujourd'hui. Même pour ceux qui ne s'intéressent pas aux signatures, j'ai l'impression d'incarner naturellement ses textes. Lui aussi a trouvé en moi une sorte d'interprète idéal. Cette entente est trop rare pour que je n'essaie pas de la préserver, d'aller au bout de l'esprit qui a été construit autour, à la façon des Souchon-Voulzy, Bergmann-Bashung, Roda-Gill-Clerc ...  (Platine - Février 2000)

   Avec Jacques Duvall, nous sommes dans une complémentarité parfaite. Ses paroles tiennent de plus en plus compte de mes caractéristiques : j'aime bien transmettre des choses très intimes, ces faiblesses qui se révèlent quand on est vexé, déçu, largué, lâche ou jaloux. Nous ne sommes pas des héros prêts à intervenir pour sauver l'humanité… (Interview Epic Internet - 2000)

   J'adhère complètement à ses choix (en parlant de Jacques Duvall). Ses propos évitent les pièges de la chanson concernée, engagée, dans le sentimentalisme. (Libération - Février 2002)

 

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