LES MEDIAS

   La notion de soutien d'artiste n'existe plus. Les radios sont gérées comme n'importe quelle entreprise. Tout n'est plus qu'échange, achat d'espaces, reversement de points. Quand on échappe à cette logique prépondérante, il reste peu d'espace. Le cheminement au public est plus long. (Platine - Février 1998)


 

Je ne trouve pas approprié d'aller sur des plateaux de télévision pour y faire de l'animation. Il y a des endroits où je ne  pense pas avoir ma place. J'ai la nostalgie des émissions des Carpentier, où on pouvait s'exprimer et où il y avait place pour la chanson. (TV Magazine - Février 2000)

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   Aujourd'hui tout le monde observe scrupuleusement les ventes de disques dans les 15 jours de leur sortie. Moi, ce n'est pas un métier que j'ai choisi de faire pour ces valeurs-là ..., c'est du marketing. Les maisons de disques ont tendance ainsi que les médias à entretenir ce système, et ce n'est pas fait pour que les artistes s'expriment véritablement, aient une démarche plus axée vers l'expression artistique. Cette orientation donne plutôt des artistes qui se formatent à l'air du temps. Personnellement je n'ai pas envie de me plier à cela, je préfère prendre un certain temps d'arrêt et me réserver pour un avenir plus chargé émotionnellement. (Tribu Move - Juin 2000)


 

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  Il y a une dérive de la part des médias, ils n'aident pas à ce que les artistes gardent une espèce de naïveté et de pureté par rapport à leur création, mais ils les obligent à rentrer dans un moule. Les médias ont peur, ils veulent conserver leur public. Je pense que les gens vont s'intéresser à autre chose, ne serait-ce que par Internet. On va avoir la possibilité  de découvrir des artistes qui ne bénéficient pas d'un gros support médiatique. (Tribu Move - Juin 2000)

 


   Je ne comprends pas l'intérêt qu'on trouve à cette vulgarisation de l'intime qu'on voit dans les médias : on vit tous, en gros, la même banalité. (Elle du 29 Sept. au 5 Oct 2003)

 

 

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