SON TRAVAIL
Le son, la production doivent être un écrin pour la
chanson, et ça ne doit pas prendre le dessus. Sinon, c'est un travail de
technicien, et on risque de tuer cette émotion. La course à la superproduction
ne m'intéresse pas .../... Le travail de studio, ce n'est pas ce que je
préfère. (Podium – Juillet 1986)
L'important c'est que la charge émotionnelle que tu reçois
dans ce que tu fais soit transmise aux autres et qu'ils la perçoivent à leur
tour. C'est une communication qui passe uniquement par un sens, un feeling,
qu'il est difficile d’exprimer avec des mots. |
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De la même façon qu'on peut être
réceptif à un tableau, un livre ou un film, la satisfaction est complète
lorsque l'on sait que les gens ont perçu ce qu'on a investi dans son travail. C'est
ça qui doit être reconnu. ("Alain
Chamfort" par Alain Weis – Seghers 1988)
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J'ai conscience de sortir des chemins traditionnels. Il
faut que les gens aient accès à l'ensemble de mon travail pour comprendre ma
démarche. (Platine - Février 1998)
Il faut que j'aille chercher les chansons. Quand il y a un
disque à faire, un devoir à rendre, je me mets en état d'alerte, de
disponibilité, de réceptivité. Je déclenche un processus d'angoisse et je
saisis les choses quand elles sont dans l'air. Si je ne suis pas dans une phase
de travail, les vannes sont fermées. (Interview
Epic Internet - 2000)
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Cela fait du bien d'avoir un peu d'autodérision, c'est
salutaire, cela relativise un peu les évènements qui arrivent ou qui n'arrivent
pas d'ailleurs. Car moi je fais les choses avec beaucoup d'envie, beaucoup de
cœur et beaucoup d'investissement émotionnel. |
Mais je garde toujours très
présent que cela ne reste que de la chanson, même si je ne considère pas la
chanson comme un art mineur, comme disait Gainsbourg. Elle a son importance,
doit être considérée avec respect, mais malgré tout je sais que j'ai mes
propres limites, que ma voix reste fragile, que j'ai ce tempérament-là, donc je
ne peux pas me prendre au sérieux. (Interview
RFI Musique Internet - Septembre 2003)
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Toutes les influences musicales que j'ai reçues
transparaissent dans mon travail. J'aime bien procéder de cette manière-là pour
faire revivre les choses que j'ai aimées au hasard de mes âges et de mes coups
de cœur. (Interview RFI Musique Internet
- Septembre 2003)
Je travaille assez régulièrement, jamais sur du long
terme. C'est toujours des moments où je joue au piano pendant une petite
demi-heure. Il en sort parfois deux idées, et quelquefois aucune … Mais quand
j'en tiens une, je la mets sur un dictaphone, je l'enregistre. Et puis ces
idées viennent s'accumuler et le jour où j'ai un album à faire, je pioche
dedans, je remets en forme … (Interview
Tiscali Internet – Octobre 2003)
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